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Quand la personne que vous aimez
souffre de la sclérose en plaques, ce qui est
mon cas, vous vous dîtes : pourquoi moi?
pourquoi nous?
Aucune maladie n'est belle, nous
avons toutes et tous un fardeau, certains plus
que d'autres.
ceux qui me connaissent le savent
puisque suite à un accident de voiture j'ai
l'avant bras gauche et la main morts.
Pourtant nous croquons la vie à
pleines dents, vivre chaque petit bonheur à
fond, que ce soit le gazouillis d'un oiseau, un
ciel bleu, une fleur , le sourire d'un enfant,
aider notre prochain, est notre conduite de vie
et affronter les crises à 2, se soutenir envers
et contre tout.>
Chaque lever de soleil auquel nous
assistons est une grâce
La sclérose en plaques
est l'une des maladies les plus courantes du
système nerveux central (cerveau et moelle
épinière). La sclérose en plaques est une
affection inflammatoire provoquant une perte de
myéline dans le système nerveux central
(démyélinisation des nerfs). La myéline est une
membrane spéciale qui isole les nerfs, agissant
un peu comme la gaine d'un fil électrique et
permettant la transmission rapide de l'influx
nerveux. C'est grâce à la vitesse et au
rendement de transmission de l'influx nerveux
qu'il est possible à un individu d'exécuter des
mouvements rapides et coordonnés sans efforts
conscients.
Dans la sclérose en
plaques, la perte de la myéline
(démyélinisation) s'accompagne d'une
perturbation dans la faculté des nerfs de
transmettre l'influx nerveux à partir du cerveau
vers les membres et à partir des membres vers le
cerveau, ce qui occasionne les divers symptômes
de la sclérose en plaques. Les endroits où la
myéline a disparu (plaques ou lésions) se
présentent comme des zones cicatricielles
durcies. Dans la sclérose en plaques ces
cicatrices apparaissent à des moments différents
et dans des zones différentes du cerveau et de
la moelle épinière, d'où le nom de sclérose en
plaques.
Quelle
est la cause de la sclérose en
plaques?
La cause de la sclérose
en plaques n'est pas encore connue avec
certitude, mais des milliers de chercheurs dans
le monde entier sont en train de rassembler
méticuleusement les pièces de ce puzzle
compliqué. Les dommages causés à la myéline dans
la sclérose en plaques pourraient être dus à une
réponse anormale du système immunitaire de
l'organisme, qui est normalement appelé à
défendre le corps contre les agents infectieux
(bactéries et virus).
Nombre des
caractéristiques de la sclérose en plaques
laissent penser à une maladie "autoimmune" dans
laquelle le système immunitaire s'attaque aux
propres cellules et tissus du corps, soit à la
myéline dans le cas de la sclérose en plaques.
Les chercheurs ne savent pas encore ce qui
déclenche une attaque autoimmune contre la
myéline, mais on pense qu'il s'agit d'une
combinaison de facteurs. Selon une théorie
actuelle, un virus, peut-être persistant dans le
corps, jouerait un rôle important dans le
développement de la maladie et pourrait
perturber le système immunitaire ou
indirectement déclencher le processus autoimmun.
De nombreuses recherches
ont été faites pour identifier le virus de la
sclérose en plaques. Il est cependant probable
qu'il n'existe pas un seul virus de la sclérose
en plaques, mais plutôt qu'un virus assez
courant, tel que le virus de la grippe ou de
l'herpès, peut agir comme une amorce dans
l'apparition de la sclérose en plaques. Cette
amorce pourrait activer les cellules blanches du
sang (lymphocytes), qui pourraient pénétrer dans
le cerveau en traversant la barrière
sang-cerveau (barrière hémato-encéphalique).
Lorsque ces cellules ont pénétré dans le
cerveau, elles activeraient d'autres éléments du
système immunitaire de manière à amener celui-ci
à attaquer la myéline et à la
détruire.
Qui
est atteint de la SEP ?
Les femmes risquent
davantage que les hommes d'être atteintes de la
sclérose en plaques. En effet, la fréquence de
cette maladie est 50% plus élevée chez les
femmes que chez les hommes (c'est-à-dire que
trois femmes en sont atteintes pour deux
hommes).
La sclérose en plaques
est une maladie qui frappe de jeunes adultes,
l'âge moyen d'apparition étant de 29 à 33 ans.
Cependant la fourchette totale de la genèse de
la maladie est très large et varie environ de 10
à 59 ans. Avec la mise au point de dispositifs
de diagnostic spécialisés, notamment du scanner
par résonance magnétique (MRI), on est parvenu à
détecter avec certitude des cas de sclérose en
plaques dans l'enfance plutôt que dans
l'adolescence, si bien que l'âge limite
inférieur de 15 ans, dont il est souvent fait
état dans des textes médicaux, ne doit pas être
considéré comme une limite fixe.
La sclérose en plaques
n'est pas contagieuse; vos amis et parents ne
peuvent en être atteints à votre contact.
La sclérose en plaques
n'est pas une maladie héréditaire et n'est pas
transmise par voie génétique. Cependant, elle
semble favorisée par une certaine susceptibilité
génétique, ce qui explique qu'elle est
légèrement plus fréquente dans les familles où
elle s'est déjà déclarée dans le passé. Le fait
que les enfants ou les frères et sœurs de
personnes atteintes de sclérose en plaques sont
plus souvent atteints peut en effet refléter une
susceptibilité commune et un environnement
semblable.
Il importe d'établir qui
est le plus susceptible d'être victime de la
sclérose en plaques ainsi que les zones
géographiques où la présence de la maladie est
la plus élevée. La carte mondiale de la
prévalence de la sclérose en plaques indique que
celle-ci est plus fréquente dans les pays à
climat tempéré que dans les pays tropicaux
(autrement dit, la sclérose en plaques est
d'autant plus fréquente que l'on s'éloigne de
l'équateur). Dans l'Europe du nord et l'Amérique
du nord, notamment en Scandinavie et en Ecosse
ainsi qu'au Canada, on note un taux élevé de
sclérose en plaques, ce qui pourrait refléter
une susceptibilité spécifique au sein de la
population native.
Quels
sont les symptômes de la SEP ?
La sclérose en plaques
est une maladie aux facettes très variables et
dont les symptômes dépendent des zones du
système nerveux central qui ont été affectées.
La sclérose en plaques ne présente pas
d'évolution type, et chaque patient présente un
ensemble distinct de symptômes qui peuvent
varier d'une période à l'autre et dont la
gravité et la durée peuvent également changer.
Les systèmes les plus souvent affectés sont la
vision, la coordination, la force physique, la
sensation, l'articulation des mots, le contrôle
de la vessie, la sexualité et les fonctions
cognitives.
Il n'existe pas de
sclérose en plaques type. La plupart des
personnes qui en sont atteintes expérimenteront
plusieurs symptômes. Cependant, bien que
plusieurs symptômes soient communs à de
nombreuses personnes, personne ne les aura tous.
Troubles de la vue:
·
vision floue; vision double;
névrite optique; mouvements oculaires
involontaires; perte totale de la vue
(rarement);
Problèmes d'équilibre
et de coordination:
- perte
d'équilibre; tremblements; marche instable
(ataxie); vertiges; maladresse d'un membre;
manque de coordination;
- faiblesse
physique: cette faiblesse affecte plus
particulièrement les jambes et la marche;
- spasticité:
l'altération du tonus musculaire peut produire
de la spasticité, c'est-à-dire de la rigidité
musculaire, qui peut affecter la mobilité et la
marche; spasmes;
Sensations altérées:
·
picotements; engourdissements
(paresthésie), ou sensations de brûlure dans une
partie du corps;
Autres sensations
indéfinissables:
·
la douleur peut être associée à la
sclérose en plaques, par exemple la douleur
faciale (telle que la névralgie du trijumeau),
et des douleurs musculaires;
Anomalies de
l'articulation des mots:
·
ralentissement de la parole;
empâtement des mots prononcés; modification du
rythme de la parole;
>Fatigue:
·
une fatigue générale débilitante
souvent imprévisible et sans proportion avec
l'activité entreprise. La fatigue est l'un des
symptômes les plus courants (et des plus
gênants) de la sclérose en plaques;
Problèmes d'urines et
de selles:
·
le malade éprouve souvent le
besoin d'uriner de toute urgence; la vidange de
la vessie est parfois incomplète et intervient à
des moments inappropriés; Les problèmes de
selles rencontrés comprennent la constipation
et, peu souvent, la perte du contrôle des
selles.
Sexualité et intimité:
·
impuissance; stimulation réduite;
perte de sensations;
Sensibilité à la
chaleur:
>·
ce symptôme provoque souvent une
aggravation temporaire des symptômes;
Troubles cognitifs et
affectifs:
·
problèmes de mémoire à court
terme, de concentration, de jugement ou de
raisonnement. <
Si certains de ces
symptômes sont immédiatement apparents,
d'autres, tels que la fatigue, l'altération des
sensations, et les problèmes de mémoire et de
concentration sont souvent des symptômes
"cachés". Comme ils sont parfois difficiles à
décrire à autrui, les membres de la famille et
les soignants n'apprécient pas toujours les
effets qu'ils peuvent avoir sur une personne
atteinte de la sclérose en plaques: sur son
activité sociale et professionnelle et sur sa
qualité de vie en général.
Quels sont les types de
SEP ?
Il n'est pas possible de
prédire l'évolution de la sclérose en plaques.
Certaines personnes n'en sont affectées que
d'une manière minime tandis que d'autres
progressent rapidement vers un état d'infirmité
totale. Cependant, la plupart des gens se
situent quelque part entre ces deux extrêmes.
Bien que les symptômes soient très variables
d'un individu à l'autre, un certain nombre de
profils d'évolution distincts se dégagent dans
cette maladie en général:
<·
Sclérose en plaques
rémittente: dans cette forme de sclérose
en plaques on rencontre des rechutes
imprévisibles (exacerbations, attaques), pendant
lesquelles de nouveaux symptômes apparaissent ou
les symptômes existants deviennent plus aigus.
Cet état est de durée variable (jours ou mois)
et peut être suivi d'une rémission partielle ou
totale. La maladie peut rester inactive pendant
des mois ou des années. Fréquence: environ
25%.
·
Sclérose en plaques
bénigne: cette forme de sclérose en
plaques, qui est consécutive à une ou deux
attaques avec rémission totale, ne s'aggrave pas
avec le temps et n'entraîne pas d'infirmité
permanente. La sclérose en plaques bénigne n'est
reconnaissable que lorsqu'il n'existe qu'un
degré minimum d'infirmité, quelque 10 à 15 ans
après le début des premiers symptômes. La
sclérose en plaques bénigne s'accompagne le plus
souvent de symptômes peu sévères (notamment
sensitifs). Fréquence: environ
20%.
>·
Sclérose en plaques secondaire
progressive: chez certains individus qui
avaient à l'origine été atteints de sclérose en
plaques rémittente, une infirmité progressive se
développe ultérieurement, indépendamment des
poussées, et s'accompagne souvent de récidives
surajoutées. Fréquence: environ
40%.
- Sclérose
en plaques primaire progressive:
cette
forme de sclérose en plaques se caractérise par
une absence de poussées distinctes. Le patient
souffre en revanche d'une installation et d'une
aggravation progressives des symptômes de la
maladie. Il y a une accumulation des déficits et
des infirmités, ceux-ci pouvant parfois se
stabiliser, ou s'aggraver au cours des mois et
des années. Fréquence: environ 15%.
Quel
est le diagnostic de la SEP ?
Dans ses débuts, la
sclérose en plaques donne souvent lieu à des
symptômes divers et vagues dont certains se sont
peut être résorbés spontanément et d'autres
peuvent être imputés à d'autres affections. Pour
cette raison, il peut s'écouler un certain temps
avant que l'on ne songe à la sclérose en
plaques.
Dans d'autres situations,
le diagnostic de sclérose en plaques peut être
retenu avec davantage de certitude et étayé par
des symptômes classiques (par exemple la névrite
optique) et une chronologie distincte de
poussées. Le neurologue doit établir la preuve
que les déficits neurologiques présents
proviennent d'au moins deux zones différentes du
système nerveux central et que leurs effets se
soient produits à deux moments distincts.
La sclérose en plaques
relève essentiellement d'un diagnostic clinique
pour lequel il n'existe pas de tests spécifiques
et pour lequel aucun test n'est à 100 %
concluant. C'est la raison pour laquelle il faut
réaliser plusieurs examens afin d'établir le
diagnostic le plus précis possible. La mise au
point portera sur les points suivants:
Passé médical:
Le médecin demandera à obtenir
votre dossier médical sur lequel des
manifestations et symptômes auront été
enregistrés, et voudra connaître votre état de
santé actuel. Les symptômes peuvent par leur
évolution suggérer l'existence d'une sclérose en
plaques, toutefois un tel diagnostic ne pourra
être confirmé qu'après un examen physique et des
tests médicaux.
Examens
neurologiques:
>Le neurologue recherche toute
anomalie dans les voies nerveuses. Parmi les
indices neurologiques les plus courants figurent
des modifications dans les mouvements oculaires,
dans la coordination des membres, dans la force
physique, dans l'équilibre, dans la sensation,
dans la parole et dans les réflexes. Un tel
examen ne peut toutefois établir définitivement
la cause de ces anomalies et il s'agira donc
d'éliminer les autres causes possibles de
maladies donnant des symptômes semblables à ceux
de la sclérose en plaques.
Etude des potentiels
évoqués visuels, auditifs et sensitifs:
Lorsque la démyélinisation
survient, la transmission de l'influx nerveux
est très ralentie. L'étude des potentiels
évoqués permet de mesurer le temps dont le
cerveau a besoin pour recevoir et interpréter de
tels messages (vitesse de conduction nerveuse).
On y parvient en plaçant de petites électrodes
sur la tête, qui enregistrent les ondes
cérébrales suscitées en réponse à des stimuli
visuels, auditifs ou sensitifs. En temps normal,
la réponse du cerveau à de tels stimuli est
presque instantanée. S'il y a une
démyélinisation dans le système nerveux central,
un retard peut intervenir. Comme ce test n'est
pas invasif ou douloureux, il n'exige aucune
hospitalisation.
Tomographie par
résonance magnétique :
Le scanner IRM (imagerie par
résonance magnétique) est un outil diagnostic
plus récent qui produit des images très
détaillées du cerveau et de la moelle épinière,
et qui permet de visualiser les plaques de SEP.
Il ne peut cependant être considéré comme
définitif, car d'une part l'appareil n'est pas
capable de détecter toutes les lésions, et
d'autre part il existe d'autres affections qui
peuvent produire des anomalies identiques.
Cependant l'exploration par MRI montre
clairement la taille, la quantité et la
distribution des lésions, de sorte qu'avec les
autres indices obtenus dans le dossier médical
et l'examen neurologique du patient, elle
constitue un indicateur très important pour
confirmer le diagnostic de sclérose en plaques.
La tomographie par résonance
magnétique est également un outil très utile
dans les essais cliniques car elle permet
d'apprécier la valeur de nouvelles thérapies en
étant capable de mesurer leurs effets sur les
plaques nouvelles ou actives.
Ponction lombaire:
Dans ce test on prélève du fluide
céphalorachidien (le liquide qui s'écoule autour
du cerveau et de la moelle épinière) afin d'y
rechercher des anticorps particuliers. Ces
anticorps peuvent également être présents dans
d'autres affections neurologiques. Le liquide
est prélevé en insérant une aiguille dans le dos
et en récoltant une petite quantité. Une
anesthésie locale est pratiquée pour
insensibiliser la peau, de sorte que la séance,
bien qu'inconfortable, n'est généralement pas
douloureuse. Comme cet examen exige que le
patient reste couché sur le dos pendant
plusieurs heures, une nuit à l'hôpital peut
s'avérer nécessaire. Certains patients éprouvent
par la suite le besoin d'une période de
récupération. Ce test peut confirmer la présence
d'une inflammation et est positif chez 90 à 95%
des patients atteints de SEP.
Le diagnostic de sclérose en
plaques n'est pas toujours facile. Les symptômes
initiaux peuvent être temporaires et vagues, et
peuvent être source d'une certaine confusion
aussi bien chez le médecin que chez le patient.
Les symptômes subjectifs ne sont pas toujours
faciles à communiquer aux professionnels de la
santé et il arrive que ces personnes soient
initialement considérées comme "névrosées" ou
malades "imaginaires".
A la suite d'une poussée
pour laquelle vous auriez recherché les conseils
d'un médecin, celui-ci ne vous dira pas
nécessairement qu'il soupçonne la sclérose en
plaques. Agir ainsi est entièrement raisonnable
dans la mesure où le neurologue voudra établir
au moins deux poussées distinctes dont les
symptômes seront séparés d'au moins un mois et
persisteront pendant au moins 24 heures.
Il est indispensable
d'entretenir de bons rapports avec votre médecin
de famille et votre neurologue. La sclérose en
plaques se caractérise souvent par des périodes
de crises et des épisodes aigus exigeant une
attention médicale spécialisée, mais c'est une
maladie qui doit être vécue et gérée tous les
jours. Le moment du diagnostic est stressant non
seulement pour la personne concernée, mais
également pour sa famille et ses soignants qui
doivent être entièrement informés sur le
diagnostic, sur le pronostic, sur le traitement,
et sur la gestion et la modification du style de
vie qui s'associent à la sclérose en plaques. Le
médecin de famille et la société locale d'aide
aux patients atteints de sclérose en plaques
sont à considérer comme des interlocuteurs
importants pour tout ce qui concerne les soins
et l'information relatifs à cette maladie.
Le diagnostic de sclérose
en plaques provoque nécessairement un grand choc
et suscite dans l'esprit du patient toutes
sortes d'images de fauteuil roulant et
d'infirmité. Il importe cependant de bien
comprendre que d'innombrables victimes de la
sclérose en plaques, ainsi que leurs soignants,
en sont venus à reconnaître qu'il est toujours
possible de mener une vie pleine avec cette
maladie tout en respectant les limites que
celle-ci introduit. Il est donc très souvent
possible de continuer de travailler et de
poursuivre ses activités éducatives et sociales.
De nombreuses personnes souffrant de la sclérose
en plaques peuvent mener des vies productives,
riches en satisfactions, et relativement
normales.
Existe-t-il
un traitement contre la SEP?
Très souvent, la
télévision et le journal mentionnent un nouveau
"remède" contre la SEP. Mais existe-t-il un
traitement contre la SEP qui m 'aidera ?
Jusqu'à présent, il n'y a aucun traitement
définitif de la SEP, mais il existe des
possibilités de plus en plus grandes de traiter
les poussées et de freiner son
évolution.
Poussées: Le
traitement standard des poussées aiguës
importantes est l'utilisation de stéroïdes
(dérivés de cortisone). Les stéroïdes réduisent
l'inflammation à l'endroit d'une nouvelle
démyélinisation, ce qui permet une récupération
meilleure et plus rapide. Le régime des
stéroïdes que l'on préfère aujourd'hui est la
méthyle-prédnisolone sous forme d'intraveineuses
fortement dosées pendant 3 a 5 jours avec
peut-être, par la suite, des doses orales moins
fortes et dégressives pendant 1 a 2 semaines. On
ne pense pas que l'utilisation de stéroïdes ait
un effet sur l'évolution à long terme de la
maladie.
Symptômes: Des
symptômes comme la fatigue, les spasmes, les
problèmes de vessie, les tremblements, la
dépression, peuvent être traités par des
médicaments appropriés. Votre neurologue pourra
vous conseiller et entamer une thérapie pour ces
symptômes.
Changer l'évolution de
la maladie: Un certain nombre de
nouvelles substances viennent d'être approuvées
pour être utilisées dans la SEP. Elles ont un
effet sur la fréquence et la gravité des
poussées, et sur le nombre de lésions, comme il
est possible de le voir sur l'IRM. L'effet sur
la progression du handicap reste incertain.
La SEP et son
traitement par Interféron-Bêta et Acétate de
Glatiramère : voir la rubrique :
Nouvelles
médicales / SEP et Interférons-Bêta (mise à jour octobre
2003).
<Réhabilitation et
Gestion
Bien qu'il ne soit pas
possible de récupérer les fonctions perdues, les
personnes atteintes de SEP devraient essayer
d'optimiser leur condition physique, mentale et
sociale. Apres une poussée, il peut y avoir un
besoin de revalidation. Au cours des périodes de
rémission, les personnes atteintes de SEP
devraient participer à un programme de thérapie
d'entretien pour atteindre et conserver leur
condition physique optimal. Cette thérapie peut
comprendre de la kinésithérapie, des exercices
d'étirement, des exercices de coordination, des
exercices pour améliorer la parole et la
déglutition. Elle peut aussi inclure des
médicaments, une bonne nutrition et des
conseils. II faudra peut-être changer son style
de vie (social et professionnel).
Comment saurai-je si
un remède ou un traitement est
disponible?
Votre docteur, neurologue
et votre Association locale de SEP pourront vous
conseiller lorsqu'une forme efficace de
traitement, testée correctement, deviendra
disponible.
Beaucoup d'études sur la
SEP sont en cours de réalisation. En 1994, il y
avait plus de 1000 chercheurs responsables de
1300 études sur la SEP dans 34 pays. La
communauté de la SEP dans le monde entier est
très bien intégrée et de nouvelles informations
sur la recherche, les services et la gestion
sont rapidement transmises dans le monde. Soyez
sceptique lorsque vous voyez des articles
concernant des remèdes et des thérapies dans la
presse. Consultez toujours vos conseillers
médicaux avant de vous embarquer dans un
traitement contre la SEP.
Les
thérapies parallèles sont-elles
efficaces?
Etant donné qu'il n'y a
aucun traitement définitif de la SEP, les
approches parallèles pour gérer la maladie ne
manquent pas. Les thérapies parallèles font
généralement référence aux traitements non
établis, non traditionnels et souvent non
médicaux... Beaucoup d'entre eux sont
recommandés sans avoir été testés
scientifiquement et rigoureusement, par du
personnel paramédical ou par des amateurs zélés.
Bien que certaines
approches parallèles ne puissent pas faire de
mal et soient quelquefois utiles, il faut que
les personnes atteintes de SEP soient prudentes
et fassent preuve de jugement lorsqu'elles
entendent dire que la SEP peut être modifiée ou
guérie. Certaines thérapies bizarres sont
coûteuses, voire dangereuses et l'espoir "né du
désespoir" ne devrait pas l'emporter sur le bon
sens. Beaucoup de traitements et de "remèdes"
sont lancés à grand renfort de publicité par les
média et la presse, et ces sources ne doivent
jamais être considérées comme fiables et
responsables.
Avant d'envisager une
thérapie parallèle, n'hésitez pas à réaliser une
évaluation réaliste des prétentions de la
thérapie et rassemblez des informations auprès
de votre Association de la SEP et des
conseillers médicaux. Les quelques thérapies
suivantes font partie des thérapies parallèles
les plus souvent recommandées.
Suppléments de
Vitamines La prise appropriée de
vitamines est conseillée aux patients atteints
de SEP, mais il n'y a aucune preuve scientifique
que des doses supplémentaires de vitamines, ou
qu'une thérapie mégavitaminée, seules ou
associées, affectent de manière favorable
l'évolution de la maladie.
Suppléments d'Acides
Gras Plusieurs essais cliniques ont
montré que des suppléments diététiques d'acides
gras polyinsaturés (par exemple huile de
primevère du soir) et des acides gras d'huile de
poisson semblent avoir un effet modeste; ils
ralentissent la progression et diminuent la
gravité et la durée des poussées de SEP sans
affecter leur fréquence.
Régimes
Il
n'existe pas de preuve crédible que la SEP est
une maladie due à un régime alimentaire pauvre
ou à des déficiences diététiques. Un régime
équilibré comprenant peu de graisses et beaucoup
de fibres est recommandé à la plupart des gens
et devrait faire partie de la gestion générale
de la maladie.
Dans cette structure, des
régimes comme Régime pauvre en graisses de Swank
et le Régime Kousmine sont acceptables, surtout
que la possibilité d'un effet partiel ou
incomplet n'a pas été exclue. D'autres régimes
comme régime sans allergène; régime sans gluten;
aliments crus; régime Evers; régime Mcdougal;
régime restreint en protéines et en fructose;
régime de Cambridge et autres régimes liquides;
régimes sans fructose et sans tabac n'ont pas
fourni les preuves qu'ils avaient un effet sur
l'évolution de la SEP, bien que leurs composants
citent beaucoup de preuves anecdotiques
personnelles et individuelles.
Une grande partie de ces
régimes (et consultations) sont coûteux. Ils
peuvent altérer l'équilibre nutritionnel normal
et peuvent se révéler dangereux et risqués pour
la santé sans surveillance médicale et
professionnelle.
Remplacement des
Amalgames Dentaires au Mercure
(plombages)
Enlever les amalgames
(alliage d'argent et de mercure) des dents est
basé sur l'idée non justifiée que la SEP résulte
d'un empoisonnement au mercure et qu'une fuite
des amalgames nuit au système immunitaire. Il
n'y a aucune preuve qui suggère que la
suppression d'un amalgame soit de quelque
utilité à la SEP.
L'empoisonnement au
mercure se produit rarement et nécessite un
niveau élevé d'exposition (qui est normalement
de nature professionnelle). Certains symptômes
de l'empoisonnement au mercure sont
neurologiques (par exemple les tremblements)
puisque l'un des grands organes ciblés par le
mercure est le cerveau. La similitude de
coïncidence des symptômes entre la SEP et
l'empoisonnement au mercure a provoqué une
grande partie des suggestions que la SEP
pourrait être liée à l'empoisonnement au
mercure. Les tests qui mesurent les niveaux de
mercure dans les amalgames sont généralement
considérés comme non valables.
Le remplacement des
amalgames est coûteux et cause de tension
nerveuse. Il faudrait aussi noter que
l'alternative normalement offerte (plombages
blancs) n'est pas aussi durable et est
techniquement plus compliquée. Les amalgames
devraient être remplacés uniquement en cas de
problème, et à ce moment-là, vous pourrez
discuter avec votre dentiste d'autres
possibilités.
Acupuncture Il
n'existe aucune preuve qui suggère que
l'acupuncture a un effet sur le déroulement de
la maladie ou sur la gestion des symptômes.
Toutefois, l'acupuncture peut contribuer à
soulager la douleur et les spasmes musculaires.
Yoga &
Méditation La pratique d'exercices et la
relaxation sont des thérapies que les personnes
atteintes de SEP peuvent trouver utiles et
agréables. Le yoga et la méditation peuvent
améliorer leur qualité de la vie en améliorant
leurs fonctions sociales et physiques. Il existe
beaucoup d'organisations qui organisent des
cours destinés aux personnes ayant des
handicaps. Contactez votre Association de la SEP
pour être conseillé et adressé à des
spécialistes.
Oxygène Hyperbare
(HBO) Respirer de l'oxygène sous pression
accrue dans une chambre construite à cet effet,
en espérant arrêter l'évolution de la SEP et
améliorer les symptômes était en vogue dans les
années 80. Des essais différents réalisés aux
Etats-Unis, au Royaume Uni, au Canada et aux
Pays-Bas ont été unanimes: HBO n'a aucun effet
sur le déroulement de la maladie.<
Puis-je avoir des
enfants?
Vous devrez considérer
attentivement la décision d'avoir des enfants si
l'un des deux partenaires est atteint de SEP.
Beaucoup de couples craignent que leurs enfants
soient aussi atteints de SEP. Bien qu'il existe
un risque légèrement plus grand de SEP, par
rapport à la population générale, chez les
enfants nés d'un couple où l'un des deux souffre
de SEP, ce risque est très faible.
Les résultats d'études de
familles suggèrent que le risque qu'un enfant de
parents ayant la SEP développe aussi la maladie,
est de 2,5%, si le parent atteint de SEP est le
seul parent malade. Le risque variera s'il y a
plusieurs membres de la famille malades et/ou si
l'on trouve la EP des côtés maternel et
paternel.
Les conséquences à long
terme de la décision d'avoir des enfants doivent
aussi être considérées. Des facteurs tels que le
niveau d'handicap actuel et futur, la capacité
du couple de contribuer à la garde et au
développement des enfants, le potentiel de
soutien de la famille et des amis, ainsi que la
sécurité financière, doivent être évalués.
La
SEP provoque-t-elle une
fatigue?
Fatigue liée à la
Sclérose en Plaques
La fatigue est une
sensation universelle que la plupart des gens
ressentent. Généralement, la fatigue est un
effet proportionnel à la cause...par exemple la
fatigue suivant l'effort ou le manque de
sommeil. Dans tout trouble du système nerveux,
la personne affectée remarque souvent qu'il ou
elle se fatigue plus facilement. En cas de SEP,
la fatigue peut être excessive par rapport aux
activités exercées.
La fatigue est l'un des
sujets de plainte les plus courants, puisque
plus de 75% des personnes atteintes de SEP s'en
plaignent. Il s'agit d'un des symptômes les plus
difficiles à traiter et à comprendre parce qu'il
est invisible, ses circonstances peuvent
entraîner des malentendus, particulièrement
auprès de la famille, des amis et des
employeurs. Les membres de la famille peuvent
penser qu'une personne atteinte de SEP ne fait
pas sa part du travail; des problèmes sexuels
peuvent survenir entre les partenaires; les
employeurs peuvent "cataloguer" une personne
comme étant paresseuse. La fatigue peut avoir un
impact ravageur sur les activités quotidiennes,
sur le bien-être général et la situation de
l'emploi.
La cause de la fatigue en
cas de SEP n'est pas entièrement comprise. La
fatigue en cas de SEP peut être divisée en
quatre catégories:
- Fatigue
normale -
Elle se fait ressentir en cas de SEP ou non. La
fatigue n'est pas toujours liée à la SEP.
- Fatigue
neuromusculaire -
Elle est due à une conduction nerveuse
inefficace. Des périodes de répit sont la
solution à cette fatigue "court-circuitante".
- Dépression -
La dépression en cas de SEP est fréquente et est
souvent accompagnée d'un sommeil perturbé, d'un
petit appétit, d'un affect déprimé et d'une
fatigue.
- Lassitude
- Il
s'agit d'une fatigue écrasante qui se fait
ressentir sans raison évidente. Elle pourrait
être due à des déséquilibres biochimiques dans
le cerveau.
En plus de perturber la
vie de tous les jours, la fatigue en cas de SEP
peut aussi entraîner une anxiété lorsque les
symptômes de la SEP se présentent à nouveau
pendant ces périodes de fatigue. C'est souvent
le cas après un effort et surtout lorsque des
activités ou l'environnement entraînent une
augmentation de la température du corps. Il
faut noter que la fatigue n'est pas due à des
rechutes et la fatigue n'entraîne pas une
aggravation de la maladie ou une augmentation
permanente de l'incapacité.
Il est également possible
que l'impact et la sensation de la fatigue
soient aggravés par des facteur psychosociaux
tels que le sens du contrôle (à savoir
l'incapacité de manipuler, contrôler ou changer
l'environnement afin de l'adapter à ses besoins
psychologiques peut être un facteur de fatigue
en cas de SEP).
Gestion de la
Fatigue liée à la SEP
Quand la fatigue
représente un gros problème pour la personne
atteinte de SEP, une évaluation médicale
approfondie devrait être réalisée pour éliminer
d'autres causes de fatigue (par exemple une
infection). Une cause possible de fatigue peut
être liée au manque de sommeil, qui entraîne une
fatigue pendant la journée.
Si la maladie du système
nerveux central (dans ce cas la SEP) est la
seule base de la fatigue, alors il faut
effectuer des changements du style de vie, de
l'environnement et de votre profession pour vous
adapter à la fatigue. Il peut être nécessaire de
changer votre rôle, ou modifier vos priorités
familiales et professionnelles, afin de trouver
un rythme qui vous permette d'éviter la fatigue.
Des techniques comme la gestion du temps, la
conservation d'un rythme, la préservation de son
énergie, la simplification de son travail et des
pauses de détente sont autant de stratégies qui
peuvent vous aider à contrôler votre fatigue.
Conseils pratiques:
- Eviter
les bains chauds, les températures très élevées,
les exercices excessifs, les gros repas, le
tabac
- Planifier
votre vie pour que les demandes
professionnelles, les sorties, et les occasions
où vous vous coucherez tard soient espacées
- Suivre
un régime raisonnable, et perdez du poids si
vous en avez besoin
- Le
yoga peut être utile, il associe l'exercice
physique à la méditation.
- Rester
en forme physique, avec un programme d'exercices
équilibré adapté à vos capacités. Ces exercices
ne doivent pas vous épuiser et ils doivent être
suivis par des périodes de repos adéquates.
Peu d'agents
pharmacologiques se sont révélés efficaces dans
la lutte contre la fatigue liée à la SEP.
L'amantadine s'est révélée utile auprès de
certains patients. La gestion de la dépression
(et la fatigue associée) devrait comprendre des
antidépresseurs et une assistance
socio-psychologique.
La gestion de la tension
nerveuse et l'assistance socio-psychologique ne
doivent pas être ignorés lors du contrôle de la
fatigue. Les facteurs psychosociaux et les
inquiétudes de la qualité de vie influent sur la
capacité que les personnes atteintes de SEP ont
d'affronter leur vie et peuvent être un facteur
de fatigue ainsi qu'un élément déterminant du
degré d'intervention de la maladie dans la vie
de tous les jours.
En essayant de régler le
problème de la fatigue liée à la SEP, il est
aussi important d'éduquer les familles et les
amis ainsi que les professionnels de la santé et
les employeurs, en leur parlant de l'existence
de cet aspect de la SEP. La fatigue est sans
aucun doute un symptôme de la SEP mais elle peut
être prise en main si elle est comprise et
adaptée.
La
SEP provoque-t-elle des problèmes de
vessie?
Il semble que j'aie des
problèmes de vessie. Je dois aller aux toilettes
plus souvent qu'avant. Quelquefois, j'ai
vraiment du mal à me retenir. Ce problème a-t-il
un rapport avec la SEP?
Il est relativement
courant que les personnes atteintes de SEP aient
des difficultés à contrôler leur vessie. Une
vessie qui fonctionne moins bien est un problème
qui touche jusqu'à 90% des personnes atteintes
de SEP à un moment donné de leur maladie. Les
symptômes urinaires sont perturbants et peuvent
entraîner des problèmes médicaux, émotionnels et
hygiéniques qui peuvent s'interposer dans des
domaines de la vie critiques comme les activités
sociales, professionnelles et sexuelles. La
plupart des symptômes de la vessie peuvent être
contrôlés avec succès et les complications
urinaires évitées.
Les problèmes de vessie
en cas de SEP sont dus à la moelle épinière et
surviennent au cours de la maladie. Les
symptômes sont variables :
- Urgence --
le besoin de vite arriver aux toilettes
- Fréquence --
uriner plus de cinq à six fois par jour.
- Hésitation --
difficulté à commencer à uriner
- Nycturie --
se réveiller la nuit à cause du besoin d'uriner
- Incontinence --
fuite d'urine ou perte du contrôle urinaire
- Rétention --
la vessie ne se vide pas complètement quand la
personne urine.
Vous devrez probablement
voir votre docteur plus d'une fois pour régler
votre problème de vessie, voir même consulter un
urologue. Si vous pensez que vous devez uriner
souvent, ou si vous avez des difficultés à
uriner, vous devriez voir votre docteur sans
tarder.
Des médicaments qui
régulent une vessie trop instable sont
disponibles, et d'autres peuvent aider à activer
la vessie qui se vide lentement. Beaucoup de
gens ont des problèmes mineurs une fois qu'ils
recherchent une assistance. Parlez à votre
docteur de vos habitudes urinaires et de tout
problème de nature similaire.
Certaines personnes
peuvent développer des infections de l'appareil
urinaire, normalement caractérisées par l'envie
d'uriner fréquemment, une odeur forte et une
décoloration de l'urine, et quelquefois des
douleurs abdominales ou dorsales, ainsi que de
la fièvre. La présence de la SEP n'aide pas
votre système urinaire à "s'en sortir" sans
médicaments spécifiques, alors n'essayez pas de
traiter ce problème vous-même. Il existe aussi
des méthodes pour mieux vider la vessie, un
résidu urinaire pouvant favoriser les
'infections. Votre médecin ou un membre d'une
autre équipe de réhabilitation pourra vous
apprendre à le faire en fonction de votre
problème spécifique.
Un certain nombres de
mesures peuvent aussi être prises. Si vous avez
des problèmes parce que vous urinez souvent ou
ne parvenez pas à vous contrôler, lorsque vous
sortez, repérez l'endroit des toilettes
publiques comme au théâtre, au restaurant, et
dans les magasins. N'oubliez pas que, si vous
cherchez toujours des toilettes, vous avez sans
doute besoin de voir un docteur qui vous aidera
à avoir de bonnes habitudes
urinaires.
Le problème peut être
partiellement résolu en notant le moment de la
prise de liquides. Lorsque les gens ont des
problèmes de miction trop fréquentes ou de
manque de contrôle, ils ne boivent pratiquement
pas. Cette approche n'est pas recommandée et
peut avoir de graves répercussions. Les reins
ont besoin d'au moins deux litres de liquide par
jour pour assurer leur fonction d'élimination
des déchets de manière efficace.
La solution est de
planifier la prise de liquide. Ne buvez pas en
grande quantité avant de sortir ou d'aller vous
coucher. D'autre part, cette quantité totale de
liquide peut être facilement contrôlée si elle
est répartie sur une période de temps plus
longue. Rien ne peut remplacer le bon sens.
Des vêtements adéquats,
un rembourrage et des mesures contre
l'incontinence sont disponibles à un coût
raisonnable et peuvent être précieux pour vous
aider à affronter le problème du manque de
contrôle. Ces moyens sont disponibles en
pharmacie ou auprès d'entreprises de fournitures
médicales. Comparez les prix avant d'acheter car
il peut y avoir de grandes différences de prix
d'un endroit à l'autre.
Tous les symptômes que
vous présentez ne sont pas forcément liés à la
SEP: les hommes peuvent avoir des problèmes de
prostate et les femmes des infections vaginales.
Il est préférable de laisser votre médecin
trouver la cause et prescrire un traitement. Les
problèmes urinaires en cas de SEP sont courants
et peuvent être gênants et perturber votre vie
sociale. Toutefois, ils répondent bien aux
traitements et peuvent être contrôlés jusqu'à ce
que vous retrouviez vos activités normales.
|
Quels sont les types de
SEP ?
Il n'est pas possible de
prédire l'évolution de la sclérose en plaques.
Certaines personnes n'en sont affectées que
d'une manière minime tandis que d'autres
progressent rapidement vers un état d'infirmité
totale. Cependant, la plupart des gens se
situent quelque part entre ces deux extrêmes.
Bien que les symptômes soient très variables
d'un individu à l'autre, un certain nombre de
profils d'évolution distincts se dégagent dans
cette maladie en général:
·
Sclérose en plaques
rémittente: dans cette forme de sclérose
en plaques on rencontre des rechutes
imprévisibles (exacerbations, attaques), pendant
lesquelles de nouveaux symptômes apparaissent ou
les symptômes existants deviennent plus aigus.
Cet état est de durée variable (jours ou mois)
et peut être suivi d'une rémission partielle ou
totale. La maladie peut rester inactive pendant
des mois ou des années. Fréquence: environ
25%.
·
Sclérose en plaques
bénigne: cette forme de sclérose en
plaques, qui est consécutive à une ou deux
attaques avec rémission totale, ne s'aggrave pas
avec le temps et n'entraîne pas d'infirmité
permanente. La sclérose en plaques bénigne n'est
reconnaissable que lorsqu'il n'existe qu'un
degré minimum d'infirmité, quelque 10 à 15 ans
après le début des premiers symptômes. La
sclérose en plaques bénigne s'accompagne le plus
souvent de symptômes peu sévères (notamment
sensitifs). Fréquence: environ
20%.
·
Sclérose en plaques secondaire
progressive: chez certains individus qui
avaient à l'origine été atteints de sclérose en
plaques rémittente, une infirmité progressive se
développe ultérieurement, indépendamment des
poussées, et s'accompagne souvent de récidives
surajoutées. Fréquence: environ
40%.
- Sclérose
en plaques primaire progressive:
cette
forme de sclérose en plaques se caractérise par
une absence de poussées distinctes. Le patient
souffre en revanche d'une installation et d'une
aggravation progressives des symptômes de la
maladie. Il y a une accumulation des déficits et
des infirmités, ceux-ci pouvant parfois se
stabiliser, ou s'aggraver au cours des mois et
des années. Fréquence: environ 15%.
Quel est le diagnostic
de la SEP ?
Dans ses débuts, la
sclérose en plaques donne souvent lieu à des
symptômes divers et vagues dont certains se sont
peut être résorbés spontanément et d'autres
peuvent être imputés à d'autres affections. Pour
cette raison, il peut s'écouler un certain temps
avant que l'on ne songe à la sclérose en
plaques.
Dans d'autres situations,
le diagnostic de sclérose en plaques peut être
retenu avec davantage de certitude et étayé par
des symptômes classiques (par exemple la névrite
optique) et une chronologie distincte de
poussées. Le neurologue doit établir la preuve
que les déficits neurologiques présents
proviennent d'au moins deux zones différentes du
système nerveux central et que leurs effets se
soient produits à deux moments distincts.
La sclérose en plaques
relève essentiellement d'un diagnostic clinique
pour lequel il n'existe pas de tests spécifiques
et pour lequel aucun test n'est à 100 %
concluant. C'est la raison pour laquelle il faut
réaliser plusieurs examens afin d'établir le
diagnostic le plus précis possible. La mise au
point portera sur les points suivants:
Passé médical:
Le médecin demandera à obtenir
votre dossier médical sur lequel des
manifestations et symptômes auront été
enregistrés, et voudra connaître votre état de
santé actuel. Les symptômes peuvent par leur
évolution suggérer l'existence d'une sclérose en
plaques, toutefois un tel diagnostic ne pourra
être confirmé qu'après un examen physique et des
tests médicaux.
Examens
neurologiques:
Le neurologue recherche toute
anomalie dans les voies nerveuses. Parmi les
indices neurologiques les plus courants figurent
des modifications dans les mouvements oculaires,
dans la coordination des membres, dans la force
physique, dans l'équilibre, dans la sensation,
dans la parole et dans les réflexes. Un tel
examen ne peut toutefois établir définitivement
la cause de ces anomalies et il s'agira donc
d'éliminer les autres causes possibles de
maladies donnant des symptômes semblables à ceux
de la sclérose en plaques.
Etude des potentiels
évoqués visuels, auditifs et sensitifs:
Lorsque la démyélinisation
survient, la transmission de l'influx nerveux
est très ralentie. L'étude des potentiels
évoqués permet de mesurer le temps dont le
cerveau a besoin pour recevoir et interpréter de
tels messages (vitesse de conduction nerveuse).
On y parvient en plaçant de petites électrodes
sur la tête, qui enregistrent les ondes
cérébrales suscitées en réponse à des stimuli
visuels, auditifs ou sensitifs. En temps normal,
la réponse du cerveau à de tels stimuli est
presque instantanée. S'il y a une
démyélinisation dans le système nerveux central,
un retard peut intervenir. Comme ce test n'est
pas invasif ou douloureux, il n'exige aucune
hospitalisation.
Tomographie par
résonance magnétique :
Le scanner IRM (imagerie par
résonance magnétique) est un outil diagnostic
plus récent qui produit des images très
détaillées du cerveau et de la moelle épinière,
et qui permet de visualiser les plaques de SEP.
Il ne peut cependant être considéré comme
définitif, car d'une part l'appareil n'est pas
capable de détecter toutes les lésions, et
d'autre part il existe d'autres affections qui
peuvent produire des anomalies identiques.
Cependant l'exploration par MRI montre
clairement la taille, la quantité et la
distribution des lésions, de sorte qu'avec les
autres indices obtenus dans le dossier médical
et l'examen neurologique du patient, elle
constitue un indicateur très important pour
confirmer le diagnostic de sclérose en plaques.
La tomographie par résonance
magnétique est également un outil très utile
dans les essais cliniques car elle permet
d'apprécier la valeur de nouvelles thérapies en
étant capable de mesurer leurs effets sur les
plaques nouvelles ou actives.
Ponction lombaire:
Dans ce test on prélève du fluide
céphalorachidien (le liquide qui s'écoule autour
du cerveau et de la moelle épinière) afin d'y
rechercher des anticorps particuliers. Ces
anticorps peuvent également être présents dans
d'autres affections neurologiques. Le liquide
est prélevé en insérant une aiguille dans le dos
et en récoltant une petite quantité. Une
anesthésie locale est pratiquée pour
insensibiliser la peau, de sorte que la séance,
bien qu'inconfortable, n'est généralement pas
douloureuse. Comme cet examen exige que le
patient reste couché sur le dos pendant
plusieurs heures, une nuit à l'hôpital peut
s'avérer nécessaire. Certains patients éprouvent
par la suite le besoin d'une période de
récupération. Ce test peut confirmer la présence
d'une inflammation et est positif chez 90 à 95%
des patients atteints de SEP.
Le diagnostic de sclérose en
plaques n'est pas toujours facile. Les symptômes
initiaux peuvent être temporaires et vagues, et
peuvent être source d'une certaine confusion
aussi bien chez le médecin que chez le patient.
Les symptômes subjectifs ne sont pas toujours
faciles à communiquer aux professionnels de la
santé et il arrive que ces personnes soient
initialement considérées comme "névrosées" ou
malades "imaginaires".
la suite d'une poussée
pour laquelle vous auriez recherché les conseils
d'un médecin, celui-ci ne vous dira pas
nécessairement qu'il soupçonne la sclérose en
plaques. Agir ainsi est entièrement raisonnable
dans la mesure où le neurologue voudra établir
au moins deux poussées distinctes dont les
symptômes seront séparés d'au moins un mois et
persisteront pendant au moins 24 heures.
Il est indispensable
d'entretenir de bons rapports avec votre médecin
de famille et votre neurologue. La sclérose en
plaques se caractérise souvent par des périodes
de crises et des épisodes aigus exigeant une
attention médicale spécialisée, mais c'est une
maladie qui doit être vécue et gérée tous les
jours. Le moment du diagnostic est stressant non
seulement pour la personne concernée, mais
également pour sa famille et ses soignants qui
doivent être entièrement informés sur le
diagnostic, sur le pronostic, sur le traitement,
et sur la gestion et la modification du style de
vie qui s'associent à la sclérose en plaques. Le
médecin de famille et la société locale d'aide
aux patients atteints de sclérose en plaques
sont à considérer comme des interlocuteurs
importants pour tout ce qui concerne les soins
et l'information relatifs à cette maladie.
Le diagnostic de sclérose
en plaques provoque nécessairement un grand choc
et suscite dans l'esprit du patient toutes
sortes d'images de fauteuil roulant et
d'infirmité. Il importe cependant de bien
comprendre que d'innombrables victimes de la
sclérose en plaques, ainsi que leurs soignants,
en sont venus à reconnaître qu'il est toujours
possible de mener une vie pleine avec cette
maladie tout en respectant les limites que
celle-ci introduit. Il est donc très souvent
possible de continuer de travailler et de
poursuivre ses activités éducatives et sociales.
De nombreuses personnes souffrant de la sclérose
en plaques peuvent mener des vies productives,
riches en satisfactions, et relativement
normales.
Les
thérapies parallèles sont-elles
efficaces?
Etant donné qu'il n'y a
aucun traitement définitif de la SEP, les
approches parallèles pour gérer la maladie ne
manquent pas. Les thérapies parallèles font
généralement référence aux traitements non
établis, non traditionnels et souvent non
médicaux... Beaucoup d'entre eux sont
recommandés sans avoir été testés
scientifiquement et rigoureusement, par du
personnel paramédical ou par des amateurs zélés.
Bien que certaines
approches parallèles ne puissent pas faire de
mal et soient quelquefois utiles, il faut que
les personnes atteintes de SEP soient prudentes
et fassent preuve de jugement lorsqu'elles
entendent dire que la SEP peut être modifiée ou
guérie. Certaines thérapies bizarres sont
coûteuses, voire dangereuses et l'espoir "né du
désespoir" ne devrait pas l'emporter sur le bon
sens. Beaucoup de traitements et de "remèdes"
sont lancés à grand renfort de publicité par les
média et la presse, et ces sources ne doivent
jamais être considérées comme fiables et
responsables.
Avant d'envisager une
thérapie parallèle, n'hésitez pas à réaliser une
évaluation réaliste des prétentions de la
thérapie et rassemblez des informations auprès
de votre Association de la SEP et des
conseillers médicaux. Les quelques thérapies
suivantes font partie des thérapies parallèles
les plus souvent recommandées.
Suppléments de
Vitamines La prise appropriée de
vitamines est conseillée aux patients atteints
de SEP, mais il n'y a aucune preuve scientifique
que des doses supplémentaires de vitamines, ou
qu'une thérapie mégavitaminée, seules ou
associées, affectent de manière favorable
l'évolution de la maladie.
Suppléments d'Acides
Gras Plusieurs essais cliniques ont
montré que des suppléments diététiques d'acides
gras polyinsaturés (par exemple huile de
primevère du soir) et des acides gras d'huile de
poisson semblent avoir un effet modeste; ils
ralentissent la progression et diminuent la
gravité et la durée des poussées de SEP sans
affecter leur fréquence.
Régimes
Il
n'existe pas de preuve crédible que la SEP est
une maladie due à un régime alimentaire pauvre
ou à des déficiences diététiques. Un régime
équilibré comprenant peu de graisses et beaucoup
de fibres est recommandé à la plupart des gens
et devrait faire partie de la gestion générale
de la maladie.
Dans cette structure, des
régimes comme Régime pauvre en graisses de Swank
et le Régime Kousmine sont acceptables, surtout
que la possibilité d'un effet partiel ou
incomplet n'a pas été exclue. D'autres régimes
comme régime sans allergène; régime sans gluten;
aliments crus; régime Evers; régime Mcdougal;
régime restreint en protéines et en fructose;
régime de Cambridge et autres régimes liquides;
régimes sans fructose et sans tabac n'ont pas
fourni les preuves qu'ils avaient un effet sur
l'évolution de la SEP, bien que leurs composants
citent beaucoup de preuves anecdotiques
personnelles et individuelles.
Une grande partie de ces
régimes (et consultations) sont coûteux. Ils
peuvent altérer l'équilibre nutritionnel normal
et peuvent se révéler dangereux et risqués pour
la santé sans surveillance médicale et
professionnelle.
Remplacement des
Amalgames Dentaires au Mercure
(plombages)
Enlever les amalgames
(alliage d'argent et de mercure) des dents est
basé sur l'idée non justifiée que la SEP résulte
d'un empoisonnement au mercure et qu'une fuite
des amalgames nuit au système immunitaire. Il
n'y a aucune preuve qui suggère que la
suppression d'un amalgame soit de quelque
utilité à la SEP.
L'empoisonnement au
mercure se produit rarement et nécessite un
niveau élevé d'exposition (qui est normalement
de nature professionnelle). Certains symptômes
de l'empoisonnement au mercure sont
neurologiques (par exemple les tremblements)
puisque l'un des grands organes ciblés par le
mercure est le cerveau. La similitude de
coïncidence des symptômes entre la SEP et
l'empoisonnement au mercure a provoqué une
grande partie des suggestions que la SEP
pourrait être liée à l'empoisonnement au
mercure. Les tests qui mesurent les niveaux de
mercure dans les amalgames sont généralement
considérés comme non valables.
Le remplacement des
amalgames est coûteux et cause de tension
nerveuse. Il faudrait aussi noter que
l'alternative normalement offerte (plombages
blancs) n'est pas aussi durable et est
techniquement plus compliquée. Les amalgames
devraient être remplacés uniquement en cas de
problème, et à ce moment-là, vous pourrez
discuter avec votre dentiste d'autres
possibilités.
Acupuncture Il
n'existe aucune preuve qui suggère que
l'acupuncture a un effet sur le déroulement de
la maladie ou sur la gestion des symptômes.
Toutefois, l'acupuncture peut contribuer à
soulager la douleur et les spasmes musculaires.
Yoga &
Méditation La pratique d'exercices et la
relaxation sont des thérapies que les personnes
atteintes de SEP peuvent trouver utiles et
agréables. Le yoga et la méditation peuvent
améliorer leur qualité de la vie en améliorant
leurs fonctions sociales et physiques. Il existe
beaucoup d'organisations qui organisent des
cours destinés aux personnes ayant des
handicaps. Contactez votre Association de la SEP
pour être conseillé et adressé à des
spécialistes.
Oxygène Hyperbare
(HBO) Respirer de l'oxygène sous pression
accrue dans une chambre construite à cet effet,
en espérant arrêter l'évolution de la SEP et
améliorer les symptômes était en vogue dans les
années 80. Des essais différents réalisés aux
Etats-Unis, au Royaume Uni, au Canada et aux
Pays-Bas ont été unanimes: HBO n'a aucun effet
sur le déroulement de la maladie.
Puis-je avoir des
enfants?
Vous devrez considérer
attentivement la décision d'avoir des enfants si
l'un des deux partenaires est atteint de SEP.
Beaucoup de couples craignent que leurs enfants
soient aussi atteints de SEP. Bien qu'il existe
un risque légèrement plus grand de SEP, par
rapport à la population générale, chez les
enfants nés d'un couple où l'un des deux souffre
de SEP, ce risque est très faible.
Les résultats d'études de
familles suggèrent que le risque qu'un enfant de
parents ayant la SEP développe aussi la maladie,
est de 2,5%, si le parent atteint de SEP est le
seul parent malade. Le risque variera s'il y a
plusieurs membres de la famille malades et/ou si
l'on trouve la EP des côtés maternel et
paternel.
Les conséquences à long
terme de la décision d'avoir des enfants doivent
aussi être considérées. Des facteurs tels que le
niveau d'handicap actuel et futur, la capacité
du couple de contribuer à la garde et au
développement des enfants, le potentiel de
soutien de la famille et des amis, ainsi que la
sécurité financière, doivent être évalués.
Recherche
Quelles
sont les principales questions que se posent les
chercheurs?
Pourquoi certaines
personnes sont-elles atteintes de sclérose en
plaques et d'autres pas ? Il semble que la
sclérose en plaques ne soit pas due à une cause
unique, mais à une combinaison de facteurs
déclenchants.
Géographie et
environnement
Près de deux millions de
personnes dans le monde sont atteintes de
sclérose en plaques, plus dans certains pays que
dans d'autres. La sclérose en plaques est plus
fréquente dans les régions à climat tempéré et,
comme d'autres maladies autoimmunes, plus rare
dans les pays tropicaux. Au Royaume Uni, par
exemple, la sclérose en plaques est plus
répandue dans le nord du pays. Plusieurs raisons
sont évoquées, notamment une corrélation entre
les maladies infectieuses et des zones
climatiques d'une part, des variations de
susceptibilité génétique à la maladie selon les
groupes ethniques d'autre part.
Génétique
Bien que la sclérose en
plaques ne soit pas héréditaire, certaines
personnes semblent avoir une vulnérabilité
génétique à son égard. Si vous souffrez de
sclérose en plaques, il y a un faible risque
(environ trois sur cent) qu'un autre membre de
votre famille soit aussi atteint. Ce risque est
en réalité très faible, bien plus faible que
celui de contracter le cancer ou des problèmes
cardiaques.
Les chercheurs étudient
les gènes des familles touchées par la sclérose
en plaques pour essayer de déterminer quels
gènes sont impliqués dans le développement de la
maladie
Micro-organismes
La génétique et
l'environnement ne sont pas les seuls facteurs:
les chercheurs pensent que certains
microorganismes peuvent favoriser le
déclenchement de la maladie. Bien qu'il ne
semble pas y avoir de coupable unique, on
consacre beaucoup de recherches au rôle des
virus.
Diététique
Les habitudes
alimentaires pourraient jouer aussi un rôle dans
les mécanismes de la sclérose en plaques. Les
chercheurs se penchent sur leur rôle, notamment
sur celui des lipides polyinsaturés (les
graisses contenues dans certaines plantes et
graisses de poisson), pour tenter de déterminer
leur influence sur le développement de la
maladie et sur son traitement.
* * *
* *
Comment la myéline
est-elle attaquée ?
Immunologie
Les lésions causées à la
myéline semblent résulter du dérèglement du
système immunitaire qui devient auto-agressif.
Ce système protège l'organisme des agressions
nuisibles, mais parfois il attaque certains
organes propres à l'organisme. La sclérose en
plaques est une affection autoimmune parmi
d'autres où ce phénomène se produit.
La recherche s'est
attachée à déterminer quelle partie de la
réponse autoimmune est responsable de
l'agression contre la myéline et comment ce
processus peut être freiné ou arrêté. Les
recherches portent essentiellement sur les
cellules T (un type de lymphocytes, c'est-à-dire
de globules blancs) qui cherchent à détruire la
myéline. De nouveaux traitements peuvent être
mis au point si l'on parvient à déterminer
quelles parties de la myéline sont reconnues par
les cellules T, et comment les contrôler ou
contrôler les substances qu'elles produisent
(cytokines).
Les chercheurs espèrent
que ces travaux aboutiront à de nouveaux
traitements pour prévenir ou ralentir le
processus de destruction.
Barrière
hémato-encéphalique<
Pour que la myéline
puisse être abîmée, il faut que les cellules et
les substances potentiellement toxiques pour la
myéline pénètrent dans le cerveau. Celui-ci est
isolé de la circulation sanguine et du reste du
corps par la barrière hémato-encéphalique (BHE).
Il s'agit d'un système de cellules très
compactes entourant les capillaires sanguins et
empêchant le passage de substances dangereuses
jusqu'au cerveau pour ne laisser passer que les
éléments nutritifs nécessaires à son bon
fonctionnement. La recherche concernant la BHE
vise à comprendre comment ce système fonctionne
et comment il se dérègle en cas de sclérose en
plaques, afin de pouvoir mettre au point des
traitements préventifs.
Imagerie du système
nerveux central (SNC)
L'un des principaux
progrès réalisés est l'imagerie par résonance
magnétique (IRM) qui permet d'obtenir des images
remarquables du cerveau humain et de la moelle
épinière, d'étudier leurs lésions et de détecter
les altérations de la barrière
hémato-encéphalique.
L'IRM permet non
| |